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Afghanistan 2001 – 2010
JAUFFRET (Jean-Charles)
Depuis octobre 2001, dans les montagnes afghanes, une guerre sans nom perdure, rappelant les précédents algériens ou vietnamiens. Mêmes erreurs, même enlisement. Pourtant, au début de l'opération américaine, il ne s'agissait que de détruire les camps d'entraînement d'Al-Qaida (en réponse aux attentats du 11 septembre 2001), tout en désarmant les taliban. Comment a-t-on pu basculer dans une guerre sordide faite d'attentats-suicides, d'engins explosifs piégés, de crimes de guerre, de "dommages collatéraux" et d'incessants combats entre une coalition suréquipée mais dépassée et un ennemi insaisissable ? Sinistré par 36 ans de conflits, l'Afghanistan est un pays à reconstruire. Entouré de puissances nucléaires, il est au cœur d'une géostratégie complexe. Quel est l'héritage historique de cet État désuni qui ne devient une nation que contre un "envahisseur" ? Qui sont les taliban, ces insurgés vivant du commerce de l'opium qui font régner la terreur et dont l'inventivité rend bien difficile l'application des théories militaires occidentales ? Quelles difficultés rencontre la coalition depuis la radicalisation de la guerre ? Qu'en est-il de l'engagement des troupes françaises, de leur culture de guerre issue des vieilles recettes coloniales ? En croisant de multiples sources (afghanes, américaines, françaises, institutionnelles) et les premiers témoignages des acteurs de cette guerre, Jean-Charles Jauffret nous livre un ouvrage d'histoire immédiate qui analyse l'un des plus grands conflits actuels. Un conflit, aux dires de tous, qu'il semble improbable de gagner, mais dont il va falloir sortir de la meilleure manière possible, au nom de la lutte contre le terrorisme international.
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Afghanistan. Opium de guerre, opium de paix
LABROUSSE (Alain)

En Afghanistan, l'opuim a financé les guerres au cours des trois dernières décennies. L'opium sera-t-il un obstacle à la paix ou y contribuera-t-il ?

La réussite de la reconstruction du pays dépend d'un défi économique et politique unique. L'économie de la drogue représente, en effet, environ 60% du PIB - chiffre qui n'a été égalé par aucun pays, pas même par la Colombie, premier producteur mondial de cocaïne, dont la part n'excéda jamais les 7%. La situation inédite de l'Afghanistan invite donc à s'interroger non seulement sur le rôle que la production et le commerce de l'opium jouent dans une économie de post-conflit dévastée, mais aussi sur l'influence qu'ils peuvent avoir dans le processus complexe de reconstruction de l'État.

Plusieurs responsables de gouvernements occidentaux et d'organisations internationales s'accordent à dire qu'il ne faut pas négliger le risque réel que l'Afghanistan, premier producteur mondial d'opiacés depuis une dizaine  d'années, devienne un "narco-État". D'autres observateurs estiment que cette situation n'a pas que des effets négatifs, du moins à court terme. Dans la mesure où les campagnes anti-drogue se révéleraient efficaces, une baisse très sensible de cette ressource ne risquerait-elle pas de déstabiliser le pays ? Le président Hamid Karzaï s'est engagé devant la communauté internationale à lutter contre la culture du pavot, mais le niveau de la production reste très élevé.

Alain Labrousse revient sur l'histoire récente de la production d'opium, à laquelle prirent part les seigneurs de la guerre et les taliban - aujourd'hui acteurs sur le nouvel échiquier politique - pour mieux éclairer ls enjeux tant nationaux qu'internationaux devant lesquels le pays est placé. Car, pour de nombreux pays occidentaux, la "guerre à la drogue" est une justification supplémentaire pour intervenir en Afghanistan.

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