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Manimékhalaï
SHATTAM

Un chef-d'œuvre de la littérature tamoule ancienne qui date du deuxième siècle après Jésus-Christ qui n'a été édité en Inde qu'en 1898. Alain Daniélou, en nous faisant bénéficier de sa merveilleuse connaissance du monde indien et de ses talents d'écrivain, nous en propose la première traduction française intégrale.

Ce roman didactique, poétique et fantasmagorique, écrit en vers par le prince-marchand Shattan, constitue un document unique, d'une extraordinaire magie litéraire, qui nous plonge dans la réalité religieuse et sociale de la culture dravidienne.

Si le récit de l'ascension d'une jeune courtisane dansesuse vers le Bouddha et de ses passions prosélytes occupe une place centrale dans ce texte, les grands courants de la pensée et de la foi de l'Inde du Sud ne sont pas ignorés et, à aucun instant, l'auteur de cette étonnante épopée spirituelle ne trahit son génie littéraire ni sa verve romanesque.

S'allient en faisant du Manimékhalai l'un des grands textes de l'humanité une vision mythique et une invention poétique qui, avec un pouvoir vertigineux et une évidence fulgurante, nous font traverser l'épaisseur vivante d'une civilisation. Les amoureux de littérature et tous ceux qui s'intéressent à la conscience indienne connaîtront, à la découverte de ce roman inspiré qui sait aussi parler de la nature avec illumination et du cœur humain avec profondeur, une grande aventure de lecture.

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O-Yoné et Ko-Haru
MORAES (Wenceslau de)

Considéré par certains (Yasushi Inoué, Nicolas Bouvier) comme l'écrivain occidental qui a su approcher au plus près l'intime génie du Japon, le Portugais Wenceslau de Moraes (1854 - 1929), goûté dans le monde entier par tous les amateurs de littérature voyageuse, était resté jusqu'à ce jour quasi inconnu des lecteurs de langue française (à un remarquable livre près : Le Culte du Thé, La Différence, 1998).

Trente années durant, ce solitaire épris de belles passantes (exilé volontaire à Kôbé), il épousera une Japonaise) s'appliquera à dresser la carte du Tendre de l'empire du Soleil-Levant, au fil de subtiles chroniques qu'il destinait aux journaux de Lisbonne.

Les seize récits ici rassemblés pour l'essentiel composés vers la fin de la vie de l'écrivain, conjuguent comme à mi-voix humour blessé et nostalgie. Moreas s'intéresse à tout : aux femmes bien sûr, aux paysages, aux scènes de la rue, aux saisons qui nous parlent du temps qui passe... Sous le sourire filtre la tristesse d'un vieil homme solitaire, qui arpente les cimetières aux côtés des fantômes de ses défuntes O-Yoné et Ko-Haru - des fantômes qui se métamorphosent en lucioles lorsqu'ils en ont le loisir... - et qui appelle de ses vœux le jour béni où il s'allongera enfin auprès d'elles.

Le résultat : un cocktail à doses finement équilibrées - moitié saudade lusitanienne, moitié zen de pure essence nippone. Yasushi Inoué affirmait que la lecture des Œuvres complètes de Moraes était à ses yeux un "devoir" pour tout lecteur (japonais notamment). Ajoutons que c'est aussi un plaisir - et de la rare espèce.

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