Trier les éléments





Construire les savoirs dans l'action.
MAHIAS (Marie-Claude) (éd.)
Dans le monde indien où les savoirs textuels sont particulièrement valorisés et l'action matérielle subordonnée aux autres modes d'existence, il est difficile de penser ensemble savoir et faire, d'imaginer l'existence de savoirs techniques. Que l'on examine les conceptions traditionnelles du savoir ou les projets de développement récents, la notion même de savoir-faire sonne comme un non-sens. Or les savoirs pratiques, les savoir-faire font partie de toutes les activités humaines et la manière dont ils sont construits, transmis, appropriés, est une question cruciale pour comprendre la formation et l'évolution des sociétés. Néanmoins faire émerger de tels savoirs est d'autant plus difficile qu'ils ne sont pas reconnus comme tels. A l'heure où l'interrogation sur les savoirs traverse toutes les disciplines, cet ouvrage collectif entend répondre à la nécessité d'explorer une dimension occultée dans les études indiennes. Les auteurs de ce volume ont considéré le métier, les techniques, comme autant de lieux de savoir, mettant en lumière les aspects cognitif, sensible, social et politique de ces savoirs indissociables de l'action matérielle. Les études réunies s'intéressent d'abord au théâtre et à la danse, ou la nécessité d'un apprentissage et de compétences spécifiques est admise et liée à des traditions prestigieuses. Elles pénètrent ensuite à l'intérieur de métiers que les préjugés considèrent comme sans qualification, éclairant l'intelligence et la sensibilité des hommes et des femmes qui les exercent. Elles poursuivent avec des activités résolument modernes et montrent les strates profondes de savoirs supposés objectifs ainsi que le bricolage conceptuel et humain qu'ils génèrent. Elles contribuent toutes à la réflexion générale sur les savoirs techniques, dévoilant à la fois des mécanismes sociaux et cognitifs développés dans l'exercice des métiers, une part de l'imaginaire de ces acteurs sociaux, souvent de bas statut, ainsi que des formes de sociabilité dissimulées derrière des institutions mieux connues. Marie-Claude Mahias
28,00
2 Disponibilité :
Contacter la librairie
Disponibilité :
En stock
Les conflits du travail en Inde et au Sri Lanka
HEUZÉ (G.), JAGGA (L.R.) et ZINS (M.)

Plus de 40 ans après son indépendance, l'Inde dont la majeure partie de la population reste très pauvre, est pourtant l'une des premières puissances industrielles du monde. Il est vrai qu'en 1947, année de l'indépendance, elle avait déjà une industrie lourde autochtone avec un capital industriel concentré dans les mains de quelques familles, et un mouvement syndical actif depuis la fin du XIXe siècle. Conflits et grèves ont marqué l'histoire du travail depuis cette époque. Actuellement, le mouvement ouvrier traverse une crise complexe et contradictoire dont cet ouvrage tente de rendre compte par l'analyse d'évènements importants ayant eu lieu dans des secteurs d'activité variés. Ainsi l'énorme grève de l'industrie textile de Bombay a impliqué de 1981 à 1983, 260 000 travailleurs du coton.

Dans le secteur des technologies de pointe, les multinationales emploient des travailleurs hautement qualifiés : négociations et affrontements y sont analysés. Dès la fin des années 60, les Chemins de fer indiens connaissent des bouleversements liés à la modernisation : la grande grève des cheminots en 1974, a marqué la mémoire populaire. L'industrie de la construction de New Delhi appartient au "secteur informel". Elle connaît un vif essor : elle emploie une main-d'œuvre non qualifiée, recrutée dans les campagnes par des intermédiaires sous le contrôle desquels elle reconstitue, dans leurs camps de travail la vie rurale.

Enfin, dans le secteur des plantations du Sri Lanka, une importante population d'origine tamoule, amenée là par le colonisateur anglais, affronte de nos jours de multiples problèmes économiques, sociaux, politiques et ethniques, qui marquent l'actualité srilankaise.

L'intérêt de cet ouvrage est de mettre en lumière le processus de formation de la classe ouvrière dans le sous-continent indien, sujet mal connu en France. Il contribue de surcroît à délivrer l'Inde de cette image d'Épinal faite de spiritualité non violente et de pauvreté fataliste.

26,00
1 Disponibilité :
Contacter la librairie
Disponibilité :
En stock
Constructions hagiographiques dans le monde indien
MALLISON (Françoise) (dir.)
Les études hagiographiques occidentales connaissent depuis quelques décennies un développement nouveau qui les rendent indispensables à l'étude de l'histoire culturelle et religieuse, et les dix-huit contributions de ce volume ont l'ambition d'appliquer leurs nouvelles méthodologies à des textes hagiographiques du sous-continent indien. Mais existe-t-il une hagiographie indienne et peut-on qualifier de "saint" les personnages exemplaires des différentes communautés religieuses présentes sur le sol indien ? La réflexion menée de 1993 à 1996 par les chercheurs de l'équipe Inde médiévale et moderne : textes et contextes à la Section des Sciences historiques et philologiques de l'École pratique des Hautes-Études, aboutit à étendre le concept d'études hagiographiques au domaine indien. Quel bénéfice peut-on retirer d'une approche interdisciplinaire des problèmes ? Quels rapports entretiennent les sectes avec les saints, dont elles se réclament ? Peut-on être à la fois saint et intouchable, au ban de la société ? Enfin un saint indien appartient-il d'abord à sa communauté religieuse ou à l'espace culturel qui le reconnaît ? Le processus hagiographique non seulement se révèle comme une sorte de composante de l'indianité, mais toujours vivant il forme une source inépuisable de l'histoire de la civilisation indienne.
68,00
1 Disponibilité :
Contacter la librairie
Disponibilité :
En stock

CGV - Qui sommes-nous ?