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A l'opposé du renoncement
MADAN (Triloki Nath)
Ce livre invite le lecteur à ne pas se laisser guider uniquement par les idées de "renoncement" et de "pureté" qui dominent la littérature scientifique de l'Inde, mais à les considérer dans leur association avec des notions non moins importantes de "vie domestique" et de "bon augure". L'ouvrage voit dans la tradition hindoue une riche et saine philosophie de la vie dans ce monde - ce que T.N. Madan appelle "le développement d'une sensibilité morale"-, fondée sur la vie domestique (le statut de maître de maison s'opposant à, et primant sur, celui de renonçant), la plénitude (comme but de la vie de bien), le détachement et la transcendance (comme moyens de faire face à l'adversité et de ramener ses désirs sous le contrôle de la culture). L'Epilogue examine brièvement les problèmes de la modernité à une époque où les conceptions culturelles de la vie de bien se sont transformées, conviant les hindous à la recherche d'une nouvelle forme de conscience de soi et des moyen conduisant à une réorientation sociale. Basé sur le propre travail de terrain du professeur Madan et sur un large éventail de sources littéraires (ethnographie, fiction, philosophie, histoire), ce livre retiendra l'attention non seulement du spécialiste, mais aussi de tout lecteur intéressé par l'Inde. En suggérant de nouvelles perspectives théoriques et méthodologiques, l'auteur offre des aperçus nouveaux sur la culture et la société hindoue. Sa discussion de thèmes comme celui du choix moral présente par ailleurs un grand intérêt comparatif.
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Cuire le monde
MALAMOUD (Charles)
Les essais réunis dans ce volume portent sur la culture et les formes de pensée que nous font connaître les textes sanscrits, notamment les plus anciens d'entre eux : les Hymnes védiques et les Traités du sacrifice qui leur sont associés. Le titre "Cuire le monde", traduit l'expression sanscrite lokapakti : l'homme "cuit" le monde et se "cuit" lui*même en exécutant les rites. On choisit en effet, pour aborder l'Inde, de suivre les chemins que tracent les prescriptions et spéculations indiennes sur le rituel. Poètes et doctrinaires védiques nous y invitent : c'est en réfléchissant à ce qui a lieu sur la scène sacrificielle qu'ils élaborent les catégories du continu et du discontinu, de la répétition et de la différence, du "principal" et du "reste", de l'immédiat et du différé, du plein et du vide, de l'implicite et du déployé. catégories universelles, sans doute, mais qui, dans l'Inde, ont cette spécificité d'avoir été "pensée" à partir du rite par excellence, l'acte sacrificiel, conçu comme modèle de l'acte. C'est pour rendre compte du sacrifice que le Veda s'interroge sur les dieux, leur corps, leur langage, et c'est dans le groupement des hommes unis dans un même projet sacrificiel que l'on décèle le prototype du lien politique. enfin, le lexique et les notions propres au rituel sont présents dans cette définition que les auteurs védiques donnent de l'homme : "De tous les animaux susceptibles d'êtres des victimes sacrificielles, l'homme est le seul qui puisse faire des sacrifices." Dans cette phrase est condensée une anthropologie : ce livre tente de l'expliciter.
37,20
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Enfants de la déesse
CARRIN (Marine)
Dans une enquête anthropologique qui étudie les interactions entre croyances collectives et expériences individuelles et développe une approche cognitive des faits de croyance, Marine Carrin montre combien il importe pour l'ethnologie religieuse du monde indien de prendre en compte les stratégies individuelles. Partant d'histoires de vie de femmes dont elle a partagé l'existence au Bengale, l'auteur montre comment l'infortune qui frappe la personne est réinterprétée en termes de causalité religieuse dans des formes de culte non institutionalisées. la plupart de ces femmes ont en effet vécu des expériences traumatisantes et ont été amenées à la dévotion à la suite d'un rejet, voire d'une exclusion ou d'une mort sociale. Personnage principal du livre, Parvati, par exemple, fonde un sanctuaire thérapeutique dédié à Shiva et à Kali, à la suite d'un mariage en dehors du groupe santal auquel elle appartenait à l'origine. On assiste alors à l'émergence d'un type nouveau de prêtrise féminine où l'expression de la dévotion voisine avec des formes populaires d'exorcisme. Tiraillées entre les divinités du monde tribal et les dieux hindous, ces personnes cherchent plus ou moins consciemment à revendiquer une identité sur le mode religieux, en manipulant des concepts liés au rituel pour les resituer dans leurs situations individuelles. Dès lors, certains symboles corporels exprimant l'ambivalence sexuelle permettent aux dévots des deux sexes de trouver de nouvelles formes d'efficacité thérapeutique : c'est le cas des 'ojha', prêtres tribaux santal qui se féminisent pour assurer les cultes dont ils ont la charge et des prêtresses qui, inversement, adoptent des caractères masculins pour officier dans les sanctuaires. Au Bengale, dans un contexte où les différences entre tribus et castes tendent à s'estomper, la notion d'acculturation des Santal au monde hindou apparaît donc centrale dans un milieu fortement imprégné des cultes tantriques.
39,00
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