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Aceh. L'histoire inachevée
POMONTI (Jean-Claude)
Le 26 décembre 2004, des tsunamis déferlent sur les côtes de l'océan Indien, tuant quelque 220 000 personnes, dont plus des deux tiers à Aceh. Cette province indonésienne est, de loin, la région la plus dévastée : des villes entières ont été rayées de la carte. La tragédie a suscité un élan de générosité sans précédent. Le débarquement de secours venus d'Amérique, d'Europe, du Moyen-Orient et d'Asie a propulsé cette région méconnue à la Une des journaux. La planète a ainsi découvert Aceh, où même les touristes étaient interdits depuis des années. Voilà plus d'un quart de siècle que l'armée y pourchasse brutalement une petite guérilla autonomiste. Ce conflit oublié a fait des dizaines de milliers de victimes. Qui sont donc ces Acehnais qui tiennent tête au pouvoir central indonésien après avoir opposé une furieuse résistance aux conquérants d'hier, hollandais puis japonais ? Dans les décombres du cataclysme, Jean-Claude Pomonti, ancien correspondant du Monde en Asie du Sud-Est, et Voja Miladinovic, photographe de presse, sont retournés à Aceh. Ils y ont observé les premières conséquences de l'arrivée massive d'étrangers. Ce livre, le premier en français sur Aceh, s'appuie sur des témoignages recueillis depuis une dizaine d'années. Il retrace l'histoire de ce peuple de musulmans pieux, fiers et ouverts, qui se battent pour préserver leur identité et trouver une place décente au sein de la République indonésienne. Une histoire inachevée...
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Au nom de l'hindouisme.
VIGNATO (Silvia)
En pleine Indonésie de Soeharto, entre 1975 et 1985, dans un climat politique oppressif imposant à tout citoyen de choisir l'une des cinq religions univesalistes admises par la loi - de préférence l'islam - quelques ethnies indonésiennes ont pris la décision originale de se convertir à l'"hindouisme" (agama Hindu). A Sumatra-nord, des autochtones d'ethnie karo, devenus "hindous", se sont alors retrouvés amalgamés à une communauté d'anciens migrants tamouls, hindous par la naissance. Aux yeux de l'État et des statistiques, Tamouls et Karo se confondaient : pourtant, ils restaient ou devenaient hindous précisément pour ne pas perdre leur référence ethnique. Ainsi tiraillés entre nécessités politiques (la conversion) et désirs ethniques (l'autonomie), tensions nationales (la relation avec l'islam) et tendances internationales (l'hindouisme de l'Inde et de la diaspora tamoule), les hindouistes tamouls et karo ont fini par mettre en place des formes de culte originelles, hétérogènes et instables. Cet ouvrage en décrit la naissance, l'évolution et parfois la disparition. A travers les transformations multiples effectuées au nom de l'hindouisme, on perçoit la difficulté générale des sociétés de l'archipel, autochtones ou migrantes, à s'insérer dans l'Indonésie moderne; on constate que le désir d'intégration des individus ne contredit pas une défense passionnée de la particularité locale. Au-delà des dynamiques internes indonésiennes, l'interrogation que le cas sumatranais soulève sur la possibilité d'un hindouisme en dehors de la société des castes, où l'on accède par la conversion, travaille en profondeur aussi bien l'Inde contemporaine que l'univers croissant de la diaspora indienne.
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Bali. Interprétation d'une culture
GEERTZ (Clifford C.)

Bali a toujours eu sa beauté contre elle. L'éblouissement des spectacles, qui la font croire particulièrement vulnérable, a souvent caché à nos yeux les institutions sous-jacentes.

Depuis 1957, Clifford Geertz (1926-2006), professeur à l'Institute for Advanced Study de Princeton, a suivi l'évolution de la politique et des institutions de Bali. Dans le village généralement considéré comme un absolu mystique où l'individu se fond entièrement, il observe les différences sociales, les conflits et leurs résolutions finales. A propos de l'irrigation (ici comparée à celle du Maroc) il montre la passion des Balinais pour l'organisation en groupes indépendants, organiques et spécifiques, dont les relations s'adaptent selon un rituel extrêmement élaboré.

Les systèmes de noms et d'appellations, le mécanisme du calendrier, les règles de l'étiquette interviennent dans le mode de vie et lui donnent forme, sans qu'il faille pour autant oublier les pressions et tensions endémiques, dont nous avons un exemple dans la pratique des combats de coqs avec enjeux : joués et rejoués sans fin, ils nous livrent "la réflexion des Balinais sur leur violence à eux : sur ce dont elle a l'air, sur ses procédés, sur sa force, sur la fascination qu'elle exerce". Cet édifice de symboles est "une traduction puissante de la vie telle qu'au profond d'eux-mêmes les Balinais n'en veulent pas".

Tout change, sauf ce qui demeure. La persistance d'une partie considérable du caractère culturel d'un peuple est l'un des plus profond mystères des sciences humaines. L'anthropologie est idéalement située pour déterminer la contribution de la politique du passé à celle du présent.

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