Trier les éléments





L'ascète et le bouffon, Qalandars, vrais et faux renonçants en Islam
TORTEL (Christine) MANGANELLI (Giorgio)

De tout temps, des mendiants aux allures d'ascètes ont circulé sur les routes de l'Orient. D'où viennent-ils, qu'enseignent-ils ? La question s'est posée à toutes les époques. Au Xe siècle, un type humain très particulier d'ascète vagabond émerge en Islam oriental : le qalandar. Avec sa chair lacérée au couteau, ses peaux de bête et ses chaînes, devin sarcastique et agitateur, le qalandar a marqué les couches populaires de la société islamique, la poésie mystique iranienne et la mémoire des voyageurs. Comment un personnage aussi burlesque a-t-il pu être considéré comme musulman ? Une rétrospective sur le terrain en amont des conquêtes islamiques montre que le qalandar n'est, en réalité, qu'un aspect tardif d'un ascétisme que l'ondira paradoxal en ce qu'il associe mortification, jouissance et folie( simulée). Or ce type d'ascétisme ne trouve ses racines dans aucuns des religions proches de l'islam.

En démontrant que l'ascète indien - héros de l'extrême- est l'archétype du qalandar, et que les minorités connues tardivement sous le nom de "Tsiganes" ont exporté une contrefaçon du modèle jusqu'en Europe, contribuant ainsi à la formation du Fou des tarots et de l'arlequin de la Commedia dell'arte, Christiane Tortel ouvre un chapitre original et novateur sur les relations Orient-Occident. Elle participe à faire redécouvrir le rôle fertilisateur que l'Inde a joué dans la tradition ascétique classique ou professionnelle, et ce depuis les conquêtes d'Alexandre jusqu'à la chute de l'Empire ottoman.

Cette étude critique, accompagnée d'un corpus iconographique complet, ne donne pas seulement une image de la société islamique autrement plus chatoyante, créative et ouverte que celle que l'on connaît aujourd'hui, elle fait ressentir le besoin qu'il y a d'ouvrir un vrai débat sur le respect du droit des peuple à leur Histoire.

39,60
1 Disponibilité :
Contacter la librairie
Disponibilité :
En stock
L'islam face à la mort de Dieu
BIDAR (Abdennour) MANGANELLI (Giorgio)

Dans les débats autour de l'islam, les préjugés dominent. Les uns ne retiennent que l'image d'une religion archaïque défendant l'application stricte de la loi de Dieu. Les autres dénoncent l'islamophobie rampante d'un Occident angoissé par les métamorphoses du religieux. Mais les questions fondamentales ne sont pas posées : l'islam a-t-il les ressources pour se confronter à l'exigence moderne de liberté ? L'Occident contemporain est-il capable de faire place aux leçons de sagesse issue des grandes traditions spirituelles ? C'est l'interrogation ouverte, il y a plus d'un siècle, par le grand philosophe de l'islam Mohammed Iqbal (1873-1938).

 Père spirituel du Pakistan, ce philosophe, juriste et poète d'Asie, qui a effectué un long séjour en Europe où il a rencontré Bergson et s'est senti profondément interpellé par Nietzsche, peut être considéré comme le "Luther de l'islam" : dès 1905 il donne à la religion de Mohammed la tâche de se confronter à l'annonce occidentale de la "mort de Dieu". Aux croyants, il demande de prendre acte du fait que Dieu s'est éclipsé de notre monde et que personne ne peut plus s'autoriser de lui. Aux incroyants, il propose un chemin pour sortir de l'angoisse de la perte de sens. La voie du salut céleste et celle du bonheur terrestre peuvent être réconciliées si l'on apprend à voir Dieu comme la promesse de l'accomplissement de l'homme.

En se livrant à une relecture approfondie de l'œuvre d'Iqbal, Abdennour Bidar met au jour un nouvel humanisme, inspiré et surprenant, une sagesse universelle qui doit permettre à l'homme de demain de se réapproprier la puissance anciennement dévolue aux dieux.

26,00
1 Disponibilité :
Contacter la librairie
Disponibilité :
En stock