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Des nations à évangéliser
JACQUES (Roland)

Pour prêcher la foi catholique à toutes les nations et en particulier en Extrême-Orient, l'Église romaine a toujours dû se situer à l'égard de cultures et de civilisation différentes. Les institutions de l'Église, ses organisations missionnaires, ainsi que son droit proprement canonique, ont-ils su tirer les enseignements d'une longue histoire, où les échecs en matière d'accommodement et d'inculturation ont été nombreux ? L'Extrême-Orient est doté d'un univers juridique propre qui atteste d'une civilisation très développée. En juriste et en linguiste, Roland Jacques rend compte à la fois d'affrontements institutionnels et de rencontres profondes, ce qui a fini par occasionner un début d'évangélisation de l'Extrême-Orient à partir de l'expansion européenne dès le XVIe siècle. L'organisation même de l'Église n'y était pas préparée. Les institutions catholiques étaient surtout préoccupées par la gestion d'une chrétienté, par les privilèges et l'expérience de la croisade... Certes, une figure canonique du non-chrétien avait été dessinée peu à peu pour inclure en positif les dimensions sociales et culturelles, mais cette image avait fini par s'estomper. Cette évolution négative ne tenait-elle pas à la confusion récurrente des idéaux et des finalités chez les nations européennes porteuses de la mission catholique ? Cela a provoqué en Asie orientale des réactions de rejet et une aliénation durable du christianisme. La crise des missions chrétiennes devenue aiguë après le concile de Trente, amène en 1622 la création par le pape à Rome d'une administration consacrée aux missions : après le concile Vatican II, elle sera appelée la Congrégation romaine pour l'évangélisation des peuples. Roland Jacques a su montrer que l'outil institutionnel canonique, mis au service de la mission, ne peut jamais faire l'économie d'une profonde rencontre avec les mentalités juridiques des non-chrétiens : on lira les difficultés de l'Église avec le confucianisme au Viêt-nam et en Chine. Pour l'auteur, la culture "européocentrique" du droit canonique contribue encore à donner de la communauté chrétienne une image de corps étranger pour d'autres cultures, par exemple pour l'Asie.

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Dictionnaire oecuménique de missiologie
BRIA (Ion), CHANSON (Philippe), GADILLE (Jacques) et SPINDLER (Marc), (dir.)

Cet ouvrage est né dans la foulée du renouveau spectaculaire qu'ont connu les sciences de la mission au cours de ces dernières années. il répond au vœu d'un nombre toujours croissant de lecteurs de disposer d'ouvrages maniables, donnant un accès commode à certaines notions clés clairement définies. Ces cent mots, soigneusement choisis, indiquent que ce dictionnaire tient plus du lexique que de l'encyclopédie. Éditeurs et auteurs ont pris conscience d'une carence particulière de l'aire francophone en la matière. La parution récente de dictionnaire sur la mission dans plusieurs pays voisins, de langue anglaise, allemande et italienne, rendait ce manque encore plus perceptible.

Plus modestement, cet instrument de travail qui se présente lui-même légitimement comme "un témoignage commun", voudrait être une interpellation. Plus que jamais, la mission et son étude devraient reprendre leur place centrale, que le christianisme reconnaît comme "constitutive" de la théologie et de la vie des Églises comme de la spiritualité des individus et des communautés. A-t-elle jamais cessé d'être le moteur de l'œcuménisme ?

L'analyse des implications de la mission au sein des grandes cultures mondiales exige le recours à toutes les sciences de l'homme, en premier lieu à l'anthropologie, à la linguistique et à l'histoire, dans la plus grande pluridisciplinarité : le large éventail de cette centaine d'entrées le montre amplement.

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Diffusion et acculturation du christianisme (XIXe-XXe siècle)
COMBY (Jean) (dir.)

Le Centre de recherches et d'échanges sur la diffusion et l'inculturation du christianisme (CREDIC) est né à Lyon, en 1979, en un moment où les décolonisations et indépendances font surgir des questions sur les missions chrétiennes et leur lien avec les puissances occidentales et la culture européenne. Composé de membres de différentes confessions chrétiennes, de missionnaires et d'universitaires - de plusieurs pays d'Europe, d'Amérique, d'Afrique - , le CREDIC inscrit ses activités dans une perspective scientifique qui rejoint les préoccupations d'autres historiens pas forcément engagés dans la mission.

Depuis les origines, l'Évangile, lui-même né dans une culture, s'exprime à travers des cultures et quand il est annoncé à un peuple nouveau, c'est une culture qui rencontre une autre culture avec des conséquences pour l'une et pour l'autre. D'où l'importance du concept anthropologique d'acculturation. Ce passage du christianisme d'une culture dans une autre a été traduit récemment, surtout dans le monde catholique, par le concept d'inculturation, nom d'une acculturation religieuse regardée comme l'incarnation de l'Évangile dans une autre culture. C'est ce qui est à l'origine de la formulation du CREDIC, mais qui a suscité parfois des ambiguïtés. Aussi peut-on penser que le terme d'acculturation rend mieux compte d'une manière plus distanciée et plus objective, des changements à la fois dans la culture destinataire de l'évangélisation, mais aussi en retour dans la culture qui a proposé le christianisme.

La première session de recherche du CREDIC est celle de Fribourg (Suisse) en 1980 et la vingt-cinqième celle de Belley en 2004. Il nous a semblé qu'il pouvait être intéressant de saisir - à travers les contributions d'une quarantaine d'auteurs - les étapes d'une recherche commencée il y a un quart de siècle, pour ceux qui veulent découvrir les multiples facettes de l'histoire de l'évangélisation, particulièrement de la période contemporaine.

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