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Anthropologie du Vietnam. Tome 4
LE HUU KHOA

Raconter par l'écriture c'est lutter contre la prédestination de son destin; l'aventure créative se substitue à l'obligation karmique d'être. Raconter une lutte, un combat, une bataille de sa vie contre sa propre destinée c'est préciser comment l'individu transforme son destin, modifie son karma, change la malédiction aux conséquences plus ou moins graves pour que l'antidestin actif et créatif puisse se glisser à l'intérieur d'un destin condamné à accepter, à subir. La parole d'un écrit, l'écriture d'une œuvre proposent ainsi un autre ordre d'existence "raconté" par les rapports de forces agités entre le moi libre et le monde causal, pour de là réorganiser le déroulement de l'existence dans un autre sens, parfois dans le sens contraire de celui de la prédétermination existentielle. De l'homme libre, l'écriture fait connaître avec exactitude le degré de la révolte humaine, puis la soumission de masse face au totalitarisme. L'essence de l'homme se vit entre ces deux termes, la révolte et la soumission, elle ne répond pas à l'existence par une solution, mais devient à son tour une question qui se renouvelle sans cesse à chaque nouvelle réponse imposée par le régime totalitaire. Elle devient toujours plus questionnable à la fois pour l'homme qui se révolte et pour le système répressif en place; et se déploie avec la liberté en signifiant que l'indignité sera intolérable, car tous les destins humains sont des substances pensantes, capables de subversion, c'est-à-dire du renversement karmique. Les figures de Hân Mâc Tù (1922-1940), Bùi Giâng (1926-1998), Trân Dân (1926-1997), Hoàng Câm (1922-20110), Pam Thiên Thu illustrent cette révolte, contre la dictature des hommes et contre le destin.

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Catholiques et bouddhistes au Vietnam
GHEDDO (Piero, P.I.M.E.)

Voici la première étude objective globale de la position réciproque des communautés catholiques et bouddhistes au Vietnam depuis le début de la crise qui secoue ce malheureux pays.

Avec une très grande impartialité l'auteur analyse en commentateur religieux averti, autant qu'en historien et en journaliste, les raisons qui ont motivé la grande crise de 1963, la chute de Diem et failli créer une nouvelle guerre de religion se superposant à la guerre subversise, entre les deux plus grandes communautés religieuses du Sud-Vietnam.

Analysant avec lucidité les grandes étapes de l'Histoire indochinoise de la période coloniale aux accords de Genève et à l'intervention militaire américaine, il établit clairement la psychologie et l'attitude réelles des Catholiques Vietnamiens dont la foi - attestée par un long martyrologue - ne peut plus être mise en doute.

Il montre comment - au-delà de l'erreur de quelques-uns la prudence des évêques, la sollicitude des papes, la charité vraie et l'élan évangélique admirable de la quasi totalité des prêtres et des fidèles - au Nord comme au Sud - ont créé les conditions d'une paix sincère qui reste le seul espoir dans ce voyage au bout de la nuit qu'accomplit tout un peuple innocent.

N'élucidant aucun problème et surtout pas celui de la diabolique tactique communiste, toujours identique à elle-même et cependant toujours sous-estimée et partant toujours plus efficace, Piero Gheddo nous donne ici une étude pénétrante absolument indispensable à quiconque veut comprendre le problème vietnamien d'aujourd'hui et l'ensemble de la question asiatique.

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Contes et récits des peuples moïs et annamites
BLOY (Georges)

"L'histoire de nos colonies, surtout dans l'Extrême-Orient, n'est que douleur, férocité sans mesure et indicible turpitude. J'ai su des histoires à faire sangloter les pierres. Mais l'exemple suffit de ce pauvre brave homme qui avait entrepris la défense de quelques villages moïs, effroyablement opprimés par les administrateurs. Son compte fut bientôt réglé. Le voyant sans appui, sans patronage d'aucune sorte, on lui tendit les simples pièges où se prennent infailliblement les généreux. On l'amena comme par la main à des violences taxées de rébellion et voilà vingt ans qu'il agonise dans un bagne, si toutefois il vit encore. Je parlerai un jour avec plus de force et de précision de ce naïf qui croyait aux lois." (Léon Bloy, 'Jésus-Christ aux colonies'.) Cet homme, ce naïf, c'est Georges Bloy, le frère de l'écrivain, qui après avoir bourlingué dans la toute jeune colonie française de Cochinchine, finit sa vie au bagne, en Nouvelle-Calédonie, où il meurt en 1908 à soixante ans. Georges Bloy fut l'un des premiers Occidentaux à observer les peuples moïs et annamites qu'il côtoya de très près et à recueillir leurs mythes. Il rédigea des récits tirés de légendes et superstitions populaires, de scènes de chasses au tigre, à l'éléphant, au buffle sauvage ou inspirés des moeurs de ces sociétés : commerce, agriculture, accouchement, jeux, vendettas, longueur des ongles, etc. Ces écrits, corrigés par Léon Bloy, sont jusqu'à ce jour resté inédits.

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